Mégaventure Pirates des Caraïbes 2012

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Mégaventure Pirates des Caraïbes 2012

Message  Charietto le Jeu 25 Oct - 20:03



Hors donc, comme l'indique l'affiche ci-dessus, une salle municipale du côté de Bordeaux à pris des allures exotiques à l'occasion de ce weekend – toutefois, à la différence de ce qui était prévu, les joueurs étaient largement plus de 40, de même que les navires, et les figurines, plus de 2000...

Le weekend connut aussi quelques activités annexes, une chasse au trésor organisée pour les plus petits (en âge, pas en taille !) dans les jardins, ainsi qu'une démonstration de tir à la poudre noire (aux mousquet, fusil à silex et tromblon) par nos collègues venus de Bretagne... au son de la cornemuse !

Ci-dessous, quelques vues de l'ensemble des navires...




Chaque faction débutait avec deux colonies / ports d'attache (sauf les Hollandais, qui n'en contrôlaient qu'une).

Les Français étaient les plus nombreux, en terme d'hommes, de navires et de canons (et de joueurs!).
Ci-dessous, quelques vues de St Domingues, que d'aucuns reconnaîtront comme une reconstitution du village des pirates de Disneyland Paris...





Ci-dessous, la maison du gouverneur, l'église de St Domingues et un navire en approche...



La grosse différence avec la version Disney, c'est que certains établissements (forts bien tenus!) offrent des attractions supplémentaires Razz ...



La deuxième colonie française est La Nouvelle Orléans, sur la rive gauche du Mississippi, dont le fort est encore en construction... Pour compenser son manque d'armement, son gouverneur l'a doté de faux canons en bois !




La plus prospère des colonies britanniques est Port Royal, dont vous trouverez quelques vues ci-dessous.





Le port (royal !) et le phare, ainsi que l'entrepôt souterrain secret où est stocké le rhum...



La deuxième est Charleston, plus petite (et où il ne s'est guère passé d'événement notable de tout le weekend, d'où le manque de photos !) :



Les Espagnols contrôlent Saint Augustine, dominée par l'inexpugnable fort de San Marcos.





La deuxième colonie espagnole est Portobelo, qui connaîtra un weekend agité...



Le port hollandais de Curaçao et son fort, qui eux aussi connaîtront pas mal d'agitation...



Nassau, établissement pirate, protégé par une barrière de récifs empêchant le passage des plus gros navires, sauf par une passe connue des seuls Frères de la Côte...
Ils ont aussi une enclave à Grand Cayman. Ci-dessous une vue de Nassau.



Et bien sûr, l'El Dorado...



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Re: Mégaventure Pirates des Caraïbes 2012

Message  Charietto le Jeu 25 Oct - 20:06

Et voici comment cela s'est passé (du moins, ce que j'ai pu en voir, et ce que j'ai appris par la suite, je n'ai pas pu suivre tous les événements du weekend)...

Lord Dany O'Ribérac, gouverneur de Port Royal et son âme damnée, le corsaire irlandais Dominic Lousybeard, avaient conçu, dans le carosse qui les amenait vers leur HQ, le "plan machiavélique de conquête de l'Univers (TM)" qui suit :
L'objectif principal des Britanniques était de mettre fin à la piraterie, mais les capitaines étant "immortels" (afin d'éviter qu'un joueur ne soit éliminé dès le samedi matin, les joueurs éliminés revenaient en jeu après un temps d'attente), il fallait soit faire en sorte qu'ils n'aient plus aucun port, soit les convertir à notre cause et en faire des corsaires.
L'objectif secret était de faire main basse sur les réserves de rhum, afin d'assoiffer les autres nations et de faire monter les cours. Bien sûr, afin que cette objectif reste secret, il valait mieux se procurer le rhum par des moyens détournés si possible, plutôt qu'en l'achetant.
L'idée au départ était donc de contacter le gouverneur pirate, lui dire qu'il y avait pénurie de rhum à Port Royal et qu'il y avait moyen d'y faire de la contrebande, s'il parvenait à mettre la main sur les cargaisons françaises, espagnoles ou hollandaises. Le rhum aurait été ainsi revendu à des agents du gouverneur se faisant passer pour des contrebandiers, sans que les autres nations (ou même les pirates eux mêmes) se doutent d'où finissait les cargaisons.
Ceci fait, il aurait été possible de faire des pirates les plus débrouillards des corsaires, nous donnant ainsi accès à Nassau.

Toutefois, les choses se déroulèrent d'une manière fort différente...

Alors que je faisais voile vers Grand Cayman à bord de mon brigantin, le « Capall Mara », pour y prendre contact avec les pirates, la flotte française faisait, pour sa part, voiles vers La Nouvelle Orléans avec, à sa tête, « Le Morpion », fier vaisseau du Capitaine Grégoire de la Houssaye, chargé par le Roy de France de pénibles nouvelles pour le gouverneur Huchehault de Toulvarere, l'oncle de sa promise, Mlle Clotirisse...



Le roi a en effet décidé de destituer l'honorable gouverneur pour nommer en lieu et place M. De Margaux, suite à des rumeurs qui courent à Paris concernant sa trop grande bienveillance à l'égard des pirates et autres gens de mauvaise vie (conséquence de la mégaventure précédente, en 2010).
De Toulvarere n'a d'autre choix que d'obtempérer. Il se prépare à partir alors que son successeur prend possession de la colonie. Vous pouvez le voir faire ses adieux aux colons dans les enluminures ci-dessous, alors que débarquent, toujours plus nombreuses, les troupes de M. De Margaux...



Pendant que se nouent ses tragiques événements, je rencontre le chef des pirates à Grand Cayman et lui explique comment prendre contact avec les (vrais- faux) contrebandiers. Les instructions sont simples : il suffit de se rendre à l'auberge « The broken jug » à Port Royal (la seule enseigne, juste en face du port, impossible à manquer!), et d'y prendre contact avec un certain Black John...

A La Nouvelle Orléans, la situation se dégrade ; M. De Margaux lève de plus en plus de taxes et opprime les colons, laissant présager de la tournure future de son règne. Les quelques colons soupçonnés de sympathie à l'encontre de l'ancien gouverneur sont arrêtés, et ses troupes restées fidèles, envoyées patrouiller au loin, dans les bayous...



Pire, l'odieux De Margaux fait des avances à Mademoiselle Clotirisse, la nièce de De Toulvarere (il demandera même au fiancé de cette dernière, Grégoire, d'escorter sa femme à St Domingues, pour qu'elle ne le gêne pas alors qu'il courtise la jeune fille) ! S'en est trop pour l'ancien gouverneur, qui décide de quitter immédiatement la colonie pour mettre sa nièce à l'abri.



Pendant ce temps, le capitaine Honoré Le Hir de Lostbraz, après avoir revendu à prix d'or les produits manufacturés ramenés de France aux colons de la Nouvelle-Orléans, fait voile vers l'El Dorado. Ci-dessous, le portrait du capitaine et de quelques uns de ses acolytes, au sortir d'une taverne de St Domingues...



Arrivant en vue des côtes, il s'aperçoit qu'un navire britannique l'y a devancé. En effet, le capitaine en charge de la défense de Charleston, touché par la fièvre de l'or, a décidé d'entreprendre un petit voyage qu'il espère lucratif... laissant la ville pratiquement sans défenses !
Honoré, plutôt que de se lancer à l'aveuglette à la poursuite des Anglais dans la jungle, en espérant trouver le trésor mythique avant eux, préfère s'emparer du navire, mal gardé, et aborde celui-ci.



Ce faisant, il déclenche un quiproquo qui durera tout le weekend. En effet, il est accompagné de son fils Jean Bleiz, auquel il confie le navire pris aux anglais. Ce dernier quittera par la suite le camp français pour rejoindre les pirates, et Honoré entretiendra savamment le doute, pendant tout le reste de la partie, sur l'identité du voleur. A tel point que c'est la tête du Jean Bleiz que le gouverneur anglais finira par mettre à prix, tête qui lui sera finalement livré par... les pirates eux mêmes !
Honoré fait ensuite voile vers Charleston, qui n'est donc plus gardée ! Heureusement pour les Anglais, il n'ose s'en emparer, n'ayant pas été officiellement mandaté pour cela...

Ma mission auprès des pirates accomplie, je faisais voiles vers St Domingues, ayant eu vent d'une rumeur, promesse de récompense sonnante et trébuchante. En effet, Mlle de La Levrette, promise au Marquis de La Molle, se trouvait fort grosse de pratiques pré-maritales réprouvées par la morale et il fallait l'escorter jusqu'aux Iles Vierges, pour y rencontrer une faiseuse d'anges qui lui permettrait de convoler en blanc. Qui plus est, miné par ses 5 blennorragies successives, le Marquis avait pour sa part quelques problèmes vasculaires, auxquels je savais comment remédier...
La demoiselle récupérée, je faisais voile vers Sauteurs, afin d'y récupérer l'élixir de Bandamor, le plus puissant aphrodisiaque des Caraïbes, pour redonner sa vigueur au futur époux. Mais pendant ce temps, les événements se précipitaient à Port Royal...

En effet, je ne sais si le chef des pirates avait mal compris mes indications, ou si l'émissaire qu'il envoya à Port Royal avait mal compris les siennes, mais ce dernier n'essaya pas de prendre contact avec les contrebandiers et fit tant et si bien (ou plutôt si mal) que les officiers restés à Port Royal le prirent pour un espion au service d'une puissance étrangère (la France, l'Espagne ou la Hollande), et le firent passer de vie à trépas (bien qu'ils aient eu ordre de laisser les pirates tranquilles tant qu'ils ne s'attaquaient pas à nos possessions, ils n'ont pas soupçonné un seul instant que l'émissaire maladroit faisait parti de la Confrérie) !
Par vengeance, les pirates attaquaient Port Royal, mais furent repoussés. Le plan tombait à l'eau, une partie des vaisseaux anglais firent donc voiles vers Curaçao, pour y racheter l'intégralité des stocks de rhum hollandais, pendant qu'une autre s'en allait attaquer Grand Cayman, en représailles.
Ils n'y trouvaient toutefois aucune garnison pirate, mais des navires espagnols venus là pour faire main-basse sur l'île, eux aussi ! S'ensuivirent d'âpres négociations...

Pendant ce temps, du côté français, la situation du sire de Toulvarere allait en empirant. En effet, alors qu'il fuit La Nouvelle Orléans à bord du Morpion, il trouve le port de St Domingues fermé ; les canons tonnent. Comprenant que les manigances de De Margaux ont fait de lui un hors-la-loi aux Caraïbes, il demande au Capitaine de la Houssaye de se détourner vers Curaçao, territoire neutre.
Pour ma part, je n'eus pas de problèmes pour accoster à St Domingues, et je m'apprêtais à y déposer Mlle de La Levrette quand j'appris que le Marquis n'était pas français, comme je l'avais cru au départ, mais Espagnol, et qu'il résidait à St Augustine. Je repartais donc pour Port Royal afin d'y faire du biscuit et, sur place, informais mon gouverneur de la présence de la future épousée à mon bord.



C'est alors que les Hollandais furent pris d'une fort mauvaise idée. Ils décidaient de s'emparer d'un navire français à quai, espérant que la confusion qui régnait dans les colonies empêcheraient ceux-ci de réagir trop promptement. Mal leur en pris, car c'est en effet à ce moment précis que M. De Toulvarere et quelques autres vaisseaux français, firent leur entrée à Curaçao...



S'ensuivit une bataille brève mais sanglante, commémorée par les quelques tableaux de maître ci-dessous...




Les Hollandais capitulent. M. De Toulvarere s'occupe de régler les détails de leur reddition et, généreux comme à son habitude, les laisse quitter la ville avec armes et bagages.



Puis, il assure la régence de la ville, alors que les troupes françaises s'y installent.



De mon côté, j'arrive enfin à Saint Augustine avec Mlle de La Levrette. Le Vice Gouverneur, Don Juan Maria Valquez, m'y fait très bon accueil, et m'invite même à son mariage ! Il faut dire qu'il s'est passé deux choses pendant que je me dirigeais vers la colonie espagnole.
D'abord, le bruit à couru que toute la garnison était désormais affectée du même mal que le Marquis de La Molle (aussi ai-je pu revendre l'élixir bien plus cher que prévu !). Par contre, sans me prévenir de ses intentions alors que je me trouvais à Port Royal, le gouverneur britannique voulait tenter de faire baisser le prix de Grand Cayman en échange de la « livraison » de Mlle de La Levrette. Mais, n'étant pas au courant, je me contentais, en gentilhomme, d'une honnête récompense et repartais les cales pleines à raz-bord de rhum espagnol... Il faudra donc payer le prix fort pour Grand Cayman, mais ce fut fait, et le drapeau britannique flottait bientôt sur l'île...



Les pirates, mécontents de s'être fait voler Grand Cayman, attendent que les navires espagnols quittent ses eaux et fondent sur le navire amiral britannique resté là-bas. Toutefois, le chef des pirates commet une énorme erreur. Craignant les tirs des batteries côtières, il négocie avec le capitaine de la garnison britannique : si celui-ci n'intervient pas et laisse les pirates s'emparer du vaisseau, il accepte de ne pas débarquer à Grand Cayman.
Face à 5 ou 6 navires pirates, et malgré une vaillante résistance, le navire amiral n'avait aucune chance, et les pirates s'en emparent, pour aller le revendre, laissant les joueurs britanniques pantois. En effet, le vaisseau a subit de très gros dommages dans l'attaque et est pour ainsi dire réduit à l'état d'épave (il est démâté, a perdu la moitié de ses canons et sa coque est trouée comme un gruyère), les pirates l'ayant tiré à bout portant aux boulets ramés (alors qu'ils auraient pu le prendre sans dommages en l'abordant, puisqu'il était à l'ancre et complètement encerclé, sans possibilité de fuir). Il ne vaut donc plus grand chose, surtout en comparaison d'une colonie (les Anglais ont racheté Grand Cayman 1,500,000 £) ! Mais ils repartent en laissant tranquille la garnison composée d'une quinzaine d'hommes et de 3 canons... et de fait, Grand Cayman reste anglaise, à notre plus grand étonnement !

Pendant ce temps, les choses vont mal à Curaçao... En effet, la ville se retrouve surpeuplée à cause du débarquement des troupes françaises et, bientôt, une épidémie s'y déclenche. De Toulvarere et De La Houssaye tombent malade et se trouvent, de fait, incapables de rentrer en France. Un tiers des troupes françaises est emporté par la maladie, et Grégoire agonise, alors que le Morpion, chargé d'un courrier par l'ancien gouverneur, fait voile vers la France avec un autre capitaine à sa tête...

Et quid des Espagnols, dont on a assez peu parlé depuis le début ? Et bien, pendant tout ce temps, ils ont joué de roublardise, pour compenser la faiblesse de leurs effectifs.
Après avoir affirmé leurs droits sur l'El Dorado en allant y planter leur drapeaux, ils se sont lancé dans une multitudes de transactions pas toujours très honnêtes :mrgreen: . Ils ont en effet revendu des îles qui ne leur appartenaient pas, vendu le droit à des naturalistes de chasser les indigènes de l'El Dorado, etc. et ont accumulé une fortune fabuleuse, venant s'ajouter à l'or d'Amérique du Sud, transporté par le galion San Felipe, qui en est rempli de la cale au grenier ! Toutefois, celui-ci, démâté par une tempête, ne pouvait quitter Portobelo.







Deux navires espagnols vont donc charger l'or du San Felipe, ainsi que toutes les ressources disponibles à Portobelo, et tenter de ramener tout ça en Espagne.



Et là, les choses manquent de mal tourner... Ils croisent en effet, par le plus grand des hasards, plusieurs navires hollandais. Les Espagnols avaient choisi un itinéraire très compliqué pour permettre à l'Armada de rentrer en Europe sans risques : plutôt que de se diriger directement de Portobelo vers Cadix, ils avaient choisi de longer les côtes pour contourner les Bahamas par le Nord et se diriger de là vers l'Espagne. Les Hollandais aux abois, fuyant Curaçao, avaient pour leur part décidé d'aller se réfugier en El Dorado et donc... ils se sont finalement rencontrés !
Les Hollandais, n'ayant plus rien à perdre, décide de s'attaquer au convoi espagnol et, comme je croise leur route, je manque de me retrouver en plein au milieu de leurs deux lignes de bataille ! Heureusement, le vent est bon, et je parviens à virer de bord, au moment où ils commencent à se canonner...
Les Espagnols réussiront toutefois à repousser l'attaque de ces désespérés, pour ramener à bon port en Europe leur précieuse cargaison...







Et c'est là-dessus que se terminait la journée de samedi, qui fut suivie d'un gros gueuleton et de moult libations...


Dernière édition par Charietto le Ven 26 Oct - 19:43, édité 4 fois

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Re: Mégaventure Pirates des Caraïbes 2012

Message  Charietto le Jeu 25 Oct - 20:06

Les événements dans les colonies eurent, bien sûr, des répercussions en Europe. La France entra en guerre avec la Hollande, ce qui donna lieu à une grosse bataille en ligne le dimanche matin, pour déterminer le sort de Curaçao...




















La victoire des Hollandais oblige la France à leur rendre Curaçao. Toutefois, la prise de la ville ne sera pas sans conséquences ; en effet, M. de Toulvarere est rétabli dans ses fonctions de gouverneur pour sa conduite héroïque lors de l'attaque la colonie hollandaise. Dès le messager revenu de France, il repart, guéri, à la tête de la flotte française, reprendre le contrôle de La Nouvelle Orléans, et fait le blocus de la ville pour empêcher l'ignoble de Margaux de s'enfuir (le navire de celui-ci est au premier plan sur les photos).



Celui-ci a, en effet, une fois de plus dépassé les bornes, prélevant pour son propre compte des taxes de 100% sur toutes les transactions commerciales. Corrompu au dernier degré, il a même revendu la rive droite du Mississippi aux Espagnols, qui se sont empressés d'y construire un fort !



De Margaux fait sa sortie, alors que les troupes restées fidèles à De Toulvarere, revenues des marais, se rassemblent ; il n'y aura toutefois pas d'affrontement entre Français.



Le Sieur Le Hir de Lostbraz, qui s'était rendu en Europe pour y commercer et s'est retrouvé pris dans le conflit Franco-Hollandais, se rend à Curaçao pour y rendre visite à Mlle Clotirisse, qu'il courtise assidûment ! Il propose à celle-ci de la ramener à la Nouvelle-Orléans, maintenant que son oncle y a retrouvé son poste.



Un navire marchand danois fait son entrée à Port Royal. Egaré dans une tempête, il a parcouru l'intégralité des Caraïbes au cours de son Odyssée, et a découvert, par le plus grand des hasards, la passe de Nassau. Etant donné que le gouverneur britannique a mis à prix la tête du gouverneur pirate, le rusé commerçant a estimé qu'il pourrait tirer un bon prix de cette précieuse information...
Le gouverneur britannique saute sur l'occasion et, maintenant que la baie de Nassau est accessible aux plus gros navires, commence à planifier l'attaque du dernier port pirate des Caraïbes...

Pendant ce temps, je vogue de nouveau vers St Domingues pour y retrouver Lady Melemoy, promise à Lord Malbranlay, alors qu'elle se cachait là-bas de son futur époux, espérant secrètement y retrouver l'homme de ses rêves, Bellamy le Bienmontais. J'y rencontre des Espagnols de passage qui me demandent, au nom de l'amitié anglo-espagnole, de faire courir le bruit que le San Felipe va bientôt convoyer vers Cadix la seconde partie du trésor espagnol. Depuis l'attaque de leur dernier convoi par les Hollandais, ils se méfient, et comptent bien détourner l'attention sur le ponton délabré et Portobelo, pendant que le véritable convoi fera route depuis St Augustine...
J'accepte leur proposition, y voyant l'opportunité d'attirer la flotte pirate à Portobelo, nous permettant de capturer Nassau encore plus facilement.
Mais, alors que j'arrive à Port Royal, j'apprends que les autres capitaines ont déjà fait voiles vers la colonie pirate ! Et ils n'y sont pas allé seuls, s'attendant à une forte résistance, les effectifs des pirates s'étant vu récemment renforcés ; ils sont accompagnés de plusieurs navires français (dont Le Sieur Le Hir de Lostbraz) et hollandais (qui souhaitaient sans doute se racheter une conduite après avoir failli eux-mêmes finir pirates !), il faut bien dire que les Frères de la Côte n'étaient guère populaires !
Les capitaines s'attendaient donc à une grande bataille... qui n'eut point lieu ! En effet, alors que l'alliance Franco-Anglo-Hollandaise voguait vers Nassau, la totalité de la flotte pirate faisait, pour sa part , voile vers Portobelo ou mouillait le San Felipe !
Du coup, Nassau, laissée pour ainsi dire sans garnison, fut prise sans tirer un coup de canon et le brave capitaine danois autorisé à y implanter un comptoir commercial...



Autre conséquence, le capitaine anglais auquel Honoré avait "emprunté" son vaisseau la veille reconnu ce dernier, il fut donc promptement encachôté, alors que Mlle Clotirisse et sa servante, Claire Javin se retrouvaient à bord d'un navire hollandais ! Toutefois, il réussit à s'en tirer en baratinant quelque peu le gouverneur anglais et en faisant porter le chapeau à Jean Bleiz, et les trois prisonniers furent restitués au Sieur de Toulvarere contre rançon.

Pendant ce temps là, les pirates arrivent à Portobelo, pensant réaliser le coup du siècle en faisant main-basse sur l'or des Espagnols... Je ne sais si c'est bien la rumeur que j'ai lancé qui les y a attiré, ou s'ils avaient décidé de s'y rendre avant, mais ils étaient effectivement tombés dans le panneau !



La bataille de Portobelo fut âpre ; en effet, le San Felipe, bien qu'immobilisé, était toujours équipé de tous ses canons (28 par bordée, c'était le plus gros vaisseau !), sans compter les batteries côtières...




Les pirates, au prix de lourdes pertes et de gros dégâts, réussiront à le couler, puis débarqueront dans Portobelo pour trouver la ville... complètement vidée de toutes ses richesses !
Cela ne faisait toutefois pas nos affaires, puisque, de fait, ils avaient réussi à récupérer un port ! Heureusement, l'appât du gain finit par perdre la Confrérie, puisque le chef des pirates revendit Portobelo aux Français, qui eux mêmes la revendirent à ses propriétaires d'origine (ou l'échangèrent contre la rive droite du Mississippi, je ne suis pas trop sûr).

Pendant ce temps, j'avais livré, en échange d'une bonne récompense, Lady Melemoy à son futur époux. Toutefois, émue par les pleurs de la pauvrette, je descendais à terre avec ma seconde, Sonya di Nougatino, pour l'enlever alors qu'elle était à confesse et l'évacuait de Port Royal avec sa servante, pour partir à la recherche de Bellamy le Bienmontais, que je ne pu retrouver.



(photos par votre serviteur, Philippe & Eric, des Lanciers de la Garonne et Patrice & Ehouarn, nos collègues bretons du forum An Argader)

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